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LE CHÂTEAU DE MONTMURAN : UNE FORTERESSE MÉDIÉVALE AU CŒUR DE LA BRETAGNE

Le château de Montmuran est l’une de ces forteresses bretonnes où près de neuf siècles d’histoire restent encore parfaitement lisibles. Tours médiévales, pont-levis toujours fonctionnels, chapelle liée à Bertrand du Guesclin, chemin de ronde et demeure toujours habitée : je vous emmène découvrir l’histoire et la visite de ce château méconnu d’Ille-et-Vilaine.


Château de Montmuran
Château de Montmuran

À une trentaine de kilomètres au nord de Rennes, sur la petite commune des Iffs, le château de Montmuran domine la campagne d’Ille-et-Vilaine depuis un promontoire offrant une vue très étendue sur les environs. Derrière ses tours massives, ses douves et ses pont-levis toujours fonctionnels se cache un édifice composite, façonné par près de neuf siècles d’histoire.


  • Château de Montmuran - façade avant
  • entrée vers la chapelle et le chemin de ronde
  • Façade intérieure 17-18e siècles

Montmuran conserve en effet plusieurs visages. Deux tours remontent à la forteresse élevée au XIIᵉ siècle. Un puissant châtelet défensif, construit au cours des derniers siècles du Moyen Âge (14e siècle pour la tour de gauche, 15e pour celle de droite), protège encore son entrée. Entre ces éléments médiévaux s’étend un corps de logis aménagé aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, lorsque l’ancienne place forte fut progressivement transformée en demeure résidentielle.

 

Le château est surtout associé à plusieurs grandes figures de l’histoire bretonne et française. Bertrand du Guesclin (1320-1380) y aurait été armé chevalier en 1354 avant d’y épouser Jeanne de Laval, tandis que Gaspard de Coligny (1519-1572), futur amiral de France et l’une des principales figures protestantes du XVIᵉ siècle, en devint propriétaire par mariage. Aujourd’hui encore habité, Montmuran appartient depuis la fin du XIXᵉ siècle à la famille de La Villéon, qui poursuit sa restauration et son ouverture au public.

 

MONTMURAN, PRÈS DE NEUF SIÈCLES D’HISTOIRE

 

Des terres de l’abbaye Saint-Georges à la première forteresse

 

L’histoire de Montmuran est étroitement liée à celle de la seigneurie voisine de Tinténiac. En 1032, Alain III, duc de Bretagne, fonde l’abbaye Saint-Georges de Rennes pour sa sœur Adèle, qui en devient la première abbesse. Il lui attribue notamment la seigneurie de Tinténiac, assortie du droit de haute justice. Afin d’assurer la défense de ces terres, l’abbesse les confie au chevalier Donoual, qui prend alors le nom de Tinténiac.


Un premier château, vraisemblablement construit en bois, est élevé vers 1036 à Tinténiac. Il ne se trouve donc pas exactement à l’emplacement du château actuel de Montmuran. Cette première forteresse est détruite en 1168 lors d’une intervention des Plantagenêts, alors maîtres d’un vaste ensemble territorial comprenant l’Angleterre et une grande partie de l’ouest de la France. La destruction est généralement attribuée à Henri II Plantagenêt.


Afin de mieux protéger la seigneurie, une nouvelle forteresse de pierre est élevée vers 1170 sur le promontoire de Montmuran. Deux tours de cette construction médiévale subsistent au nord du château actuel : le donjon et une tour parfois désignée comme la tour de garnison. Elles constituent les éléments les plus anciens encore visibles de l’édifice.


  • Façade avant, tour médiévale
  • Tour médiévale - Château de Montmuran

À son apogée, la forteresse aurait compté sept tours reliées par des courtines, en plus du donjon. Sa situation dominante lui permettait de surveiller les routes et la campagne environnante. Montmuran devint ainsi l’une des principales places fortes de la région.

 

Les Tinténiac et les Laval-Châtillon

 

Les seigneurs de Tinténiac comptent parmi les grandes familles féodales de Bretagne. Leur lignée se divise progressivement en plusieurs branches et contracte des alliances avec certaines des maisons les plus influentes du duché.

 

Au milieu du XIVᵉ siècle, pendant la guerre de Succession de Bretagne, Montmuran passe à la famille de Laval par l’intermédiaire de Jean de Laval-Châtillon. La maison de Laval est alors l’une des plus puissantes familles de l’ouest du royaume. La branche dite de Laval-Châtillon descend de l’union entre les Laval et la maison de Châtillon, importante famille de la noblesse française.

 

Le château se trouve alors au cœur du conflit qui oppose, entre 1341 et 1364, les partisans de Charles de Blois et de Jeanne de Penthièvre à ceux de Jean de Montfort. Cette guerre de succession de Bretagne dépasse rapidement les frontières bretonnes : la France soutient le camp de Blois tandis que l’Angleterre appuie les Montfort.


  • Châtelet du Château de Montmuran
  • Charles de Blois
  • Jeanne de Penthièvre
  • Jean de Montfort

Bertrand du Guesclin armé chevalier à Montmuran

 

C’est dans ce contexte troublé qu’intervient Bertrand du Guesclin, né vers 1320 près de Dinan et futur connétable de France. En 1354, des soldats anglais venus de Bécherel – village non loin de là - auraient tenté de prendre Montmuran par surprise. Informé de leur progression, du Guesclin aurait placé une trentaine d’archers le long d’un passage emprunté par les assaillants. L’affrontement se serait déroulé sur un chemin encore connu sous le nom de « chemin sanglant ».

 

Selon la tradition locale, le sol y rougirait chaque fois qu’il pleut, rappelant le sang versé lors du combat. Le phénomène possède toutefois une explication naturelle : la terre contient de l’oxyde de fer, qui lui donne cette coloration rougeâtre lorsqu’elle est mouillée.


  • Bertrand du Guesclin
  • Tour et chapelle du Château de Montmuran

Après ce fait d’armes, Bertrand du Guesclin aurait été adoubé chevalier dans la chapelle de Montmuran, le Jeudi saint de l’année 1354. Du Guesclin poursuivit ensuite une carrière militaire exceptionnelle. Devenu l’un des principaux chefs de guerre du roi Charles V, il fut nommé connétable de France en 1370 et joua un rôle majeur dans la reconquête des territoires occupés par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans.


  • Chapelle du Château de Montmuran
  • Bertrand du Guesclin
  • Chapelle du Château de Montmuran

Après la mort de sa première épouse, l’astrologue Tiphaine Raguenel, il épousa Jeanne de Laval dans la chapelle de Montmuran. Les sources consultées ne donnent pas toutes la même date : le site officiel indique 1373, tandis que d’autres sources retiennent 1374. Jeanne était l’héritière du domaine, ce qui permit à du Guesclin de devenir seigneur de Montmuran par alliance.

 

Le connétable mourut en 1380 lors du siège de Châteauneuf-de-Randon. Jeanne de Laval se remaria quelques années plus tard avec son cousin Guy XII de Laval, maintenant ainsi Montmuran dans le patrimoine familial.

 

Une puissante architecture défensive

 

Le château médiéval est progressivement renforcé par la construction d’un imposant châtelet d’entrée. Celui-ci est daté entre le XIVᵉ et le XVᵉ siècle : plusieurs campagnes de construction et de remaniement ont en effet été nécessaires.


  • Château de Montmuran
  • Châtelet
  • Château de Montmuran

Encadrant l’entrée, ses deux tours rondes sont couronnées de mâchicoulis – celle de gauche date du XIVe siècle, celle de droite du XVe. Ces ouvertures ménagées au sommet des murailles permettaient aux défenseurs de lancer des projectiles sur d’éventuels assaillants.

 

L’accès était protégé par plusieurs dispositifs successifs : des douves, deux pont-levis, une herse (dont on voit encore al trace) et un passage contrôlé depuis les salles du châtelet. Les deux pont-levis sont encore en état de fonctionnement, ce qui constitue l’une des principales particularités de Montmuran. Le chemin de ronde aménagé dans les parties hautes offrait aux gardes un point d’observation sur les alentours – on peut toujours y accéder.


  • Pont-levis
  • pont levis
  • pont levis
  • pont levis
  • Herse
  • Douves
  • Chemin de ronde
  • Chemin de ronde

Dans l’une des tours médiévales subsistent également des étuves aménagées au XIVᵉ siècle. Ces pièces chauffées, comparables à des bains de vapeur, témoignent du niveau de confort que pouvaient atteindre certaines grandes résidences aristocratiques au Moyen Âge.

 

Les Laval, Charlotte de Laval et Gaspard de Coligny

 

Montmuran demeure aux mains des Laval jusqu’au XVIᵉ siècle. En 1547, Charlotte de Laval, présentée comme la dernière descendante de la branche des Laval-Châtillon liée au domaine, épouse dans la chapelle du château Gaspard de Coligny. Né en 1519, celui-ci appartient à la maison de Châtillon-Coligny, l’une des plus importantes familles de la noblesse française.


  • Henri II
  • Gaspard de Coligny
  • Charlotte de Laval

Nommé amiral de France en 1552 par Henri II, Gaspard de Coligny devient ensuite l’un des principaux chefs du parti protestant au cours des guerres de Religion. Conseiller influent du roi Charles IX, il est assassiné à Paris le 24 août 1572, au commencement du massacre de la Saint-Barthélemy.

 

Par son mariage avec Charlotte de Laval, Coligny devient propriétaire de Montmuran. La famille de Coligny conserve le domaine jusqu’en 1643 et aurait contribué au développement économique des terres environnantes.

 

Des Hamilton aux Coëtquen

 

À partir du milieu du XVIIᵉ siècle, Montmuran connaît une succession plus rapide de propriétaires. Entre 1643 et 1662, le château appartient aux Hamilton, une famille d’origine écossaise établie en France. En 1662, Gilles Huchet de La Bédoyère achète le domaine.

 

La famille Huchet de La Bédoyère appartient à la noblesse bretonne. Elle ne conserve cependant Montmuran que très peu de temps. Henri-Pélage de Coëtquen, seigneur de Combourg, invoque en effet en 1664 le droit de retrait lignager. Cette disposition de l’ancien droit permettait à un membre d’une famille de reprendre un bien vendu à un tiers lorsqu’il pouvait démontrer que celui-ci avait autrefois appartenu à sa lignée. En faisant valoir une parenté ancienne avec Charlotte de Laval, Henri-Pélage de Coëtquen parvient ainsi à faire annuler la vente. Montmuran appartient aux Coëtquen jusqu’en 1693.

 

La transformation de la forteresse en demeure résidentielle

 

À mesure que les impératifs militaires s’effacent, le château change de fonction. Un corps de logis est construit au XVIIᵉ siècle entre les anciennes tours médiévales et le châtelet. Remanié au XVIIIᵉ siècle, il accueille une enfilade de salons et adopte une architecture plus régulière et plus ouverte que les austères bâtiments défensifs – cette partie ne se visite pas, elle est toujours utilisée par les actuels propriétaires.


  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran

Montmuran devient ainsi un édifice hybride, dans lequel les éléments d’une forteresse médiévale cohabitent avec ceux d’une résidence classique. Cette combinaison est encore parfaitement lisible aujourd’hui : aux tours, aux mâchicoulis et aux pont-levis répondent les grandes fenêtres du logis, les salons d’apparat et les terrasses tournées vers le paysage.

 

Une orangerie et différentes dépendances sont également construites au XVIIIᵉ siècle – aujourd’hui aménagées pour la location événementielle. Les parterres en terrasse à l’arrière du château profitent de sa situation dominante et ouvrent une large perspective sur la campagne.


  • Château de Montmuran
  • Orangerie
  • Orangerie

Les Mornay et les La Motte Rouge

 

La famille de Mornay occupe Montmuran entre 1693 et 1750. Le domaine est ensuite acheté par Joseph-Marie de La Motte, comte de Montmuran. Il appartient à la branche dite de La Motte Rouge, issue de l’ancienne maison de Dinan. Cette dernière fut l’une des grandes lignées féodales de Bretagne, dont les différentes branches possédèrent de nombreuses seigneuries dans les régions de Dinan, de Lamballe et de Rennes.

 

À l’approche de la Révolution française, Joseph-Marie de La Motte émigre dans les îles Anglo-Normandes. Le domaine est alors saisi comme bien national, c’est-à-dire comme une propriété confisquée par l’État révolutionnaire avant d’être mise en vente.

 

De la Révolution à la famille de La Villéon

 

En 1794, Montmuran est acquis par la famille Bizien du Lézard, qui le conserve pendant presque un siècle. Le château traverse cependant une période difficile. Après les bouleversements révolutionnaires, une partie de l’édifice est détruite par un incendie volontaire en 1889.

 

À la même époque, Montmuran entre dans la famille de La Villéon, qui en est toujours propriétaire. Là encore, les sources divergent légèrement sur la date précise : la famille et La Demeure Historique indiquent 1888, tandis que la Fondation du patrimoine évoque 1889.

 

La famille de La Villéon est une ancienne famille de la noblesse bretonne, originaire notamment des régions de Saint-Brieuc et de Fougères. Elle compte parmi ses membres le peintre Emmanuel de La Villéon, né en 1858 et mort en 1944, figure du paysage postimpressionniste, qui représenta plusieurs fois le château.

 

Montmuran est aujourd’hui habité par la cinquième génération de cette famille. Les propriétaires actuels ont repris la gestion du domaine afin d’en poursuivre la restauration, l’entretien et l’ouverture au public.

 

Un monument historique récemment restauré

 

Les dépendances de Montmuran sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 2000. Le château lui-même est classé depuis le 17 septembre 2003. Cette distinction concerne notamment ses principaux éléments architecturaux et défensifs.


La conservation d’un tel ensemble constitue toutefois un défi permanent. En 2020, des infiltrations d’eau entraînent l’apparition de mérule dans la partie nord du château, notamment dans la chambre dite « du Guesclin » ou « du Connétable ». Ce champignon s’attaque aux bois humides et peut provoquer une dégradation rapide des charpentes. Quelques mois plus tard, une poutre de près de huit mètres s’effondre, emportant une partie du mur. Les investigations révèlent d’autres désordres : couverture endommagée, charpentes fragilisées, maçonneries usées et cheminées en mauvais état.

 

Un vaste chantier de restauration est alors engagé. Il porte notamment sur les charpentes et les couvertures des tours médiévales, le traitement de la mérule, les maçonneries, certaines menuiseries et la toiture du logis. Sélectionné en 2023 parmi les sites emblématiques de la Mission Patrimoine, Montmuran bénéficie d’une aide de 300 000 euros issue du Loto du patrimoine.

 

Les travaux principaux se sont achevés en juillet 2024. Ils ont permis de mettre hors d’eau les parties les plus menacées et d’assurer la sauvegarde de cet ensemble architectural majeur.

 

VISITER LE CHÂTEAU DE MONTMURAN

 

Montmuran est une propriété privée toujours habitée. La visite ne donne donc pas accès à l’ensemble de la demeure, mais se concentre sur ses principales parties historiques et sur son architecture défensive.


  • devant le Château de Montmuran

Toutes les visites individuelles – uniquement pendant la saison estivale - sont guidées et commentées. Le parcours dure entre 30 et 45 minutes et permet de comprendre les différentes étapes de construction du château, son rôle militaire et l’histoire des familles qui s’y sont succédé.

 

Les ponts-levis et le châtelet d’entrée

 

La découverte commence par l’architecture extérieure et les dispositifs défensifs de la forteresse. Les deux ponts-levis, toujours en état de fonctionnement, permettent de comprendre très concrètement la manière dont l’accès au château pouvait être isolé en cas d’attaque. Ils précèdent le passage ménagé entre les deux tours du châtelet, autrefois fermé par une herse.


  • Châtelet
  • châtelet
  • châtelet

Le guide présente également les mâchicoulis, les douves et l’organisation générale de l’entrée fortifiée. Cette première partie permet de mesurer le caractère stratégique de Montmuran et de distinguer les différents éléments hérités du Moyen Âge.

 

La salle des gardes

 

Le parcours se poursuit dans la salle des gardes, associée à la surveillance et à la défense de l’entrée. Elle rappelle que le châtelet n’était pas seulement une façade monumentale : il constituait une véritable machine défensive, occupée par des hommes chargés de contrôler les passages, d’actionner les dispositifs de fermeture et d’observer les mouvements autour de la forteresse.


  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran
  • Château de Montmuran

Le musée et le passage secret

 

La visite comprend également un espace situé dans les anciennes cuisines et présenté comme un musée, consacré à l’histoire du château et de ses propriétaires. Le parcours s’appuie notamment sur les armoiries des différentes familles ayant possédé Montmuran : les Tinténiac, les Laval, les Coligny et les lignées qui leur ont succédé. Ces emblèmes permettent de retracer les alliances, les héritages et les transmissions qui ont façonné l’histoire du domaine.


  • Anciennes cuisines
  • acte de justice de Tinteniac du 5 mai 1540
  • musée
  • Château de Montmuran
  • Puits
  • passage dans le puits

L’une des curiosités est le puits d’environ trente mètres de profondeur. Mais si on regarde bien, sur la paroi, on aperçoit une entrée secrète, un passage qui permettait, en cas de siège, de s’enfuir du château.

 

La chapelle de Bertrand du Guesclin

 

La chapelle constitue l’un des lieux les plus chargés d’histoire du parcours. Elle s’élève à proximité immédiate du châtelet, à l’endroit traditionnellement associé à l’adoubement de Bertrand du Guesclin en 1354. C’est également là qu’il épousa Jeanne de Laval en 1373 ou 1374, puis que Charlotte de Laval épousa Gaspard de Coligny en 1547.


  • chapelle
  • chapelle
  • chapelle
  • chapelle
  • chapelle
  • chapelle

La chapelle conserve un vitrail du XIXᵉ siècle retraçant l’histoire de du Guesclin à Montmuran. Il constitue une évocation historiciste des principaux épisodes ayant lié le futur connétable au château, plutôt qu’un témoignage datant directement du Moyen Âge.

 

Le chemin de ronde et le panorama

 

La visite peut enfin conduire sur le chemin de ronde du châtelet, accessible après avoir gravi une soixantaine de marches – attention, sujets au vertige, s’abstenir !


  • chemin de ronde - Château de Montmuran
  • chemin de ronde - Château de Montmuran
  • chemin de ronde - Château de Montmuran
  • chemin de ronde - Château de Montmuran
  • chemin de ronde - Château de Montmuran
  • chemin de ronde - Château de Montmuran

Depuis les parties hautes, le regard porte très loin sur la campagne, vers la plaine de Dinan et la région de Fougères. Cette vue permet surtout de comprendre le choix du promontoire de Montmuran et l’importance stratégique de sa position.

 

La visite s’arrête ici, et libre à nous de déambuler dans les jardins et les dépendances du château. On n’explore donc pas les espaces situés dans les tours médiévales : la grande salle, les anciennes étuves et la chambre de Bertrand du Guesclin.

 

MON AVIS

 

Montmuran impressionne dès l’arrivée par sa silhouette élancée et presque démesurée. La visite guidée est très bien menée. On aimerait cependant pouvoir en voir plus. Un château avec une telle histoire, et des propriétaires aussi célèbres que Bertrand du Guesclin ou Gaspard de Coligny mériterait de pousser le récit historique pus en détail.

 

Je vous invite cependant à vous y arrêter et à suivre le parcours commenté car c’est une belle surprise aussi esthétique, patrimoniale qu’historique.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

  • Quoi ? Le château de Montmuran.

  • Où ? Château de Montmuran

    18, Montmuran

    35630 Les Iffs - Ille-et-Vilaine

  • Accès ? L’accès se fait principalement en voiture. Le domaine est situé dans la campagne des Iffs, à proximité de Tinténiac et de la voie rapide reliant Rennes à Saint-Malo. L’entrée du château est accessible par une allée boisée. Un stationnement est possible à proximité du domaine.

  • Quand ? Les parties historiques sont ouvertes en visite guidée en juin, juillet, août et septembre, tous les après-midis.

    Les départs de visites guidées se font toutes les heures entre 14h 30 et 17h30

    Ces horaires étant susceptibles d’évoluer, il est préférable de les vérifier directement auprès du château avant le déplacement.

  • Combien ? Adulte : 6 euros / Enfant de 5 à 10 ans : 4 euros

 

Plus d’information sur le site du château de Montmuran ou par téléphone : 02 99 45 88 88.

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