top of page

HISTOIRE DU CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU

Dernière mise à jour : 11 avr. 2023


Aujourd’hui je vous propose de découvrir un haut lieu de l’Histoire de France : le Château de Fontainebleau. Si vous ne l’avez jamais visité, je vous recommande grandement de le faire. C’est un lieu emblématique de notre Histoire par les événements qui s’y sont déroulés comme par les personnalités qui l’ont habité ; et c’est un monument incontournable du patrimoine français par la richesse de son architecture et de ses décors intérieurs.

Le Château de Fontainebleau est en effet l’un des principaux châteaux français royaux et impériaux. Son histoire s’étend sur plus de 8 siècles. Il a accueilli l’ensemble des souverains français, au Moyen-Âge, puis à la Renaissance: de François 1er et Henri II au 16e siècle à l’empereur Napoléon III au 19e siècle, en passant par Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, ou encore Louis-Philippe 1er et surtout Napoléon 1er. Tous ces résidents ont laissé des traces de leur passage au château, et c’est ce qui fait l’originalité de Fontainebleau : une architecture éclectique et évolutive qui, au contraire des autres châteaux royaux, ne présente pas une unité de style qui pourrait le rapprocher d’un de ses résidents plus que d’un autre. Le Château de Fontainebleau ne peut être, comme Versailles ou Chambord par exemple, attribué à un roi en particulier.

Napoléon 1er appelait ainsi Fontainebleau « la véritable demeure des rois et le château des siècles ». Car dans son architecture extérieure comme intérieure, il est le reflet de l’histoire des hauts personnages qui l’ont habité et plus largement celui même de l’Histoire de France.

Pour ma part, je suis déjà venu plusieurs fois à Fontainebleau. J’avais alors suivi le parcours de visite libre proposé pour tous les visiteurs et qui est déjà très complet je trouve. Mais cette fois-ci, j’avais choisi de prendre un billet spécial: le billet « Une journée au château ». Ce billet propose un accès libre au château de Fontainebleau et aux jardins, bien sûr, mais aussi à 3 visites guidées disponibles à différents horaires pour que vous puissiez toutes les faire à votre guise :

  • Une visite « découverte du château » qui permet non pas de visiter le monument dans son ensemble, mais de le découvrir à travers des pièces emblématiques de son histoire et grâce à une série d’anecdotes concernant ses résidents. Selon moi, c’est une bonne visite introductive, mais il faut la compléter par la visite libre. Les audioguides proposés sont d'ailleurs très bien faits à ce sujet.

  • Une visite des « Petits appartements intérieurs » : ici on entre dans la vie intime des souverains, rois et empereurs, qui ont vécus au château. On entre dans des pièces privées où ils se retrouvaient en petit comité familial ou amical, en-dehors des appartements d’apparats, publics et plus officiels.

  • Une visite du « Théâtre Impérial » : un théâtre incroyablement bien conservé, commandé par Napoléon III et réalisé par Hector Lefuel entre 1854 et 1857. Ce lieu permet de mieux comprendre le Fontainebleau du Second Empire, sous le règne de ses derniers propriétaires, l’Empereur Napoléon III et l’Impératrice Eugénie.

Ces visites donnent ainsi un aperçu global du Château. Elles donnent aussi à voir des pièces uniquement accessibles en privé, ce que j’affectionne tout particulièrement, vous le savez bien.

L’ensemble de ma visite serait trop long à raconter en un article et surtout en un podcast. Je vous propose donc de la décomposer en quatre parties :

  • Un article/podcast sur l’histoire du château de Fontainebleau, avec un focus sur des anecdotes et des moments marquants : c’est l’objet de cet article, aujourd’hui.

  • Un 2ème podcast sur la visite générale du château, où j’inclus les détails et anecdotes que j’ai appris lors de ma 1ère visite guidée « Découverte du château ». Ce Podcast inclut le Musée Napoléon 1er, l’Appartement du Pape Pie VII et les Appartements dits des « Reines Mères ».

  • Un 3ème article/podcast qui complète la visite publique et générale du château avec les Grands Appartements des souverains et l’Appartement Intérieur de l’Empereur.

  • Un 4ème article/podcast sur la visite guidée des Petits Appartements privés et du Théâtre Impérial.

Concernant les jardins et le parc du château, je vous en dirai quelques mots au fil des différents podcasts et articles, mais je ne ferai pas de point spécifique.


Prenons à présent la direction du Château de Fontainebleau et remontons le temps, 800 ans en arrière.

Le Château de Fontainebleau, 8 siècles d’histoire(s)

L’histoire de Fontainebleau commence au Moyen-Âge. Elle est intrinsèquement liée à la forêt qui l’entoure qui est la raison principale pour laquelle les souverains français ont choisi d’édifier un premier château à cet endroit. Grands amateurs de chasses, les rois de France peuvent jouir de la forêt giboyeuse de Fontainebleau. Mais ce n’est pas la seule raison. Cette forêt est aussi connue pour ses blocs de granites, que vous connaissez certainement puisqu’ils sont encore aujourd’hui très appréciés des aficionados d’escalade. Dès le Moyen-Âge, des carrières sont créées pour servir la construction de châteaux ou de maisons dans la région. Autre atout de Fontainebleau : le site est riche en sources d’eau. C’est primordial pour permettre l’installation d’habitations, d'un village ou d'une ville, ou encore d’une résidence royale.

Point anecdote ! En parlant d’eau, savez-vous l’origine du nom de Fontainebleau ?

La légende raconte qu’il viendrait d’une source découverte au cœur de la forêt dite de Bière. Plusieurs récits ont alors été rapportés:

  • On dit tout d’abord que cette source avait une eau si pure et belle, qu’on l’a nommée la « fontaine belle eau », et avec le temps Fontainebleau.

  • D’autres disent que le nom dérive de la forêt avoisinante, la forêt de Bliaud. La fontaine de Bliaud serait devenue la Fontaine Belle Eau, puis Fontainebleau.

  • Enfin, et je crois que c’est ma préférée, une dernière histoire raconte que le nom de Fontainebleau viendrait d’un chien nommé Bleau. Ce chien, qui appartenait au roi Saint-Louis, aurait découvert la source lors d’une chasse à courre. Saint-Louis aurait nommé cette fontaine, la fontaine de Bleau, soit avec le temps Fontainebleau.

Je vous laisse choisir la légende qui vous plaira. Sachez que la fontaine est toujours visible au cœur du jardin anglais, dans le parc du château, dans un bassin octogonal réalisé au début du 19e siècle en remplacement de celui du XVIe siècle détruit à la Révolution.

Enfin, autre atout du site, une forêt comme Fontainebleau est aussi une source de bois de chauffage indispensable à l’époque, ce qui a fini de décider les Rois de France.

Point anecdote ! A propos de bois, il faut savoir qu’à force d’exploitation, la forêt de Fontainebleau s’est déboisée au fil des siècles. Face à un paysage de plus en plus lunaire,

Louis XIV, qui aime Fontainebleau et sa forêt, va lancer un programme de reboisement et d’entretien. Ce programme sera suivi par l’ensemble de ses successeurs, et c’est pourquoi la forêt de Fontainebleau est encore aussi belle aujourd’hui.

Nous sommes donc au Moyen-Âge. Nous ne savons pas exactement quand a été construit le château primitif, mais on pense qu’il remonte au début du 12e siècle. La première présence officielle d’un roi de France est celle du 6ème roi Capétien (descendant d’Hugues Capet, donc), Louis VII le Jeune, au début de son règne en 1137. Du château médiéval, on devine la forme qui suivait celle de la Cour Ovale du château d’aujourd’hui. Subsistent aussi le donjon carré, qui a longtemps été la chambre des rois, et la Chapelle Saint-Saturnin érigée par Louis VII, puis reconstruite par François 1er. Dès cette époque, on parle déjà de « Palais », ce qui montre qu’on a donné très tôt de l’importance à ce domaine royal.

Cour Ovale

Jusqu’à la Renaissance, la chasse étant devenu signe de pouvoir et de rang, les différents rois de France se succèdent et continuent d’entretenir et de faire grandir leur résidence de Fontainebleau. A l’époque on y chasse l’ours, le sanglier puis le cerf qui devient gibier royal.


En 1239, Louis IX dit Saint-Louis, malade, est bloqué à Fontainebleau. Il jure de partir en croisade s’il guérit. Rétabli, il part donc en Egypte et en Terre Sainte. De retour en 1254, il va choisir de construire un couvent, le Couvent des Trinitaires, à côté du château, puis un hôpital et une église en 1259, qui deviendra l’actuelle Chapelle de la Trinité que l’on trouve au cœur du Palais. Ces bâtiments seront reliés au château existant à la Renaissance par François 1er qui lui donnera alors cette forme atypique et asymétrique que nous connaissons aujourd’hui.

La Renaissance, justement. C’est à cette période, sous le règne de François 1er (né en 1494, roi de 1515 à 1547), que Fontainebleau va réellement se transformer et trouver son aspect actuel. François 1er va construire un nouveau château sur les fondations du château médiéval qui tombait en ruines. Il n’en conserve que le donjon qui sera percé de larges fenêtres. Au sud de cette cour qui ne s’appelle pas encore la Cour Ovale, le Roi construit une porte d’architecture italienne qui ouvre directement vers la forêt, la Porte Dorée, que l’on peut encore admirer, et qui sert à l’époque d’entrée officielle.

En 1528, François 1er construit une galerie qui porte son nom pour relier sa chambre, située au 1er étage du donjon, et la Chapelle du Couvent des Trinitaires qui deviendra sous son règne la Chapelle de la Trinité. Cette « Galerie François 1er » est privée et sert la gloire du Roi à travers son décor. Le Roi seul en a les clefs, et il y invite uniquement ses proches ou ses invités de marque. Pour le reste de la cour, une terrasse extérieure qui double la galerie est aménagée.

Pour la première fois, cette galerie présente un décor alliant lambris sculptés, peintures murales et stucs. Tout en bois, fresques et sculptures, le décor est réalisé par deux artistes italiens : le peintre florentin Giovanni Battista di Jacopo, dit le Rosso, car il était roux, chevelu et barbu ; et le peintre/architecte/sculpteur originaire de Bologne, Francesco Primaticcio, dit le Primatice.

A eux deux, ils donnent naissance à une nouvelle esthétique basée sur que l’on va appeler rétrospectivement au 19e siècle la « Première École de Fontainebleau » (1526-1570) : les lambris boisés sont sculptés, les fresques peintes, représentant des scènes de la mythologie, sont ornées de stucs et de cartouches qui donnent l’effet d’un encadrement en haut relief. On retrouve les décors emblématiques de ce nouveau courant : des cartouches dessinés ou sculptés en forme de cuir enroulé, comme un parchemin ; ou encore des mascarons, ces ornements sculptés en forme de masques ou de figures humaines. Ce mouvement né à Fontainebleau sous l’impulsion de François 1er qui veut faire de son domaine une « nouvelle Rome », influencera toute l’Europe de la Renaissance.

Sous cette grande Galerie, fut construite par Primatice la Galerie des bains, où François 1er exposait les chefs-d’œuvre qu’il possédait comme la Joconde de Léonard de Vinci. On y trouvait des bains à l’antique proposant eau froide, eau tiède et même eau chaude. Au-dessus de la Galerie François 1er fut par ailleurs réalisée une bibliothèque royale. L’association de ces trois galeries dans cette même aile devait mettre en avant les qualités du Roi : la puissance à travers la galerie François 1er à sa gloire (le Roi y est représenté en homme guerrier, fort et protecteur de l’État), un corps sain (avec la galerie des bains en dessous) et un esprit instruit (la bibliothèque au-dessus)..

En 1540, François 1er décide de relier son château au Couvent des Trinitaires et construit une nouvelle cour, l’actuelle cour d’honneur (ou cour du cheval blanc ou encore cour des adieux, vous comprendrez dans la suite de l'article), close par de nouvelles ailes. Il fait également agencer des jardins agrémentés de pavillons ou de grottes. François 1er agrandit ainsi largement son palais, donnant à Fontainebleau un aspect monumental qui fera de cette demeure la résidence principale des Valois, branche royale qui a succédé aux Capétiens et dont il est le 9ème roi.

Dès 1547, Henri II (né en 1519, et roi de 1547 à 1559) continue le travail de son père avec l’aide de son architecte Philibert Delorme. Il finit le chantier des bâtiments autour de la Cour d’Honneur, qu’on appellera ensuite Cour du Cheval Blanc lorsqu’une sculpture en plâtre d’un cheval y est placée entre 1560 et 1570. Elle n’y est plus depuis longtemps mais le nom est resté. C’est Henri II qui construit le célèbre escalier en fer à cheval que l’on remarque en arrivant au château et qui mène aux appartements du 1er étage. Il va ainsi faire de cette cour la nouvelle Cour d’Honneur, et la cour principale du château, au détriment de la Cour Ovale.

Sur la Cour Ovale, là où François 1er souhaitait créer une loggia ouverte, Henri II va bâtir la magnifique salle de bal que l’on peut toujours voir aujourd’hui. En effet, vu le climat de la région, la loggia extérieure prévue semblait moins adaptée. Aussi le Roi va-t-il commander cette salle monumentale, couverte d’un plafond à caissons réalisées par le menuisier italien Scibec de Carpi et décorée de fresques remarquables peintes par le Niccolo Dell’Abate. Henri II va également finir la construction des appartements royaux et de la Chapelle de la Trinité.

Après la mort du Roi Henri II, sa femme, Catherine de Médicis fait appel au Primatice pour continuer la transformation de Fontainebleau. Les guerres de religions qui voient s’affronter Catholiques et Protestants ont conduit à la construction de douves et d’un pont levis au niveau de l’aile Ferrare qui fait face au nouvel escalier en fer à cheval de la Cour d’Honneur. L’entrée principale du château se fera donc désormais par cette porte.

Autour de la Cour de la Fontaine, longée d’un côté par l’aile de la Galerie François 1er et de l’autre par l’étang aux carpes, Catherine de Médicis fait ériger une nouvelle aile qui mène aux nouveaux appartements du Roi, mieux protégés : l’aile dite de la Belle Cheminée. Réalisée en pierre de taille, elle ajoute à l’éclectisme des styles du château de Fontainebleau.



Après le règne de ses deux frères François II et Charles IX, Henri III, dernier fils de Catherine de Médicis et d'Henri II, délaisse Fontainebleau. Il mourra sans héritier, et c’est l’époux de sa sœur Marguerite de Valois (la célèbre Reine Margot), son cousin Henri de Bourbon-Navarre, qui monte alors sur le trône en 1589 et devient Henri IV.

Le nouveau Roi de France découvre un Fontainebleau à l’abandon. Henri IV va lui redonner ses lettres de noblesse. Il rappelle les artistes au château, dote le domaine de nombreux jardins et fontaines, et agrandit le palais qui redevient une résidence officielle de la cour.


Alors que François 1er a étendu le château vers l’ouest, Henri IV va l’agrandir vers l’est. Il ouvre la Cour Ovale à l’est pour donner un accès au château côté ville. Pour cela, il construit une majestueuse porte : la porte du Baptistère en hommage au baptême de son fils, le futur Louis XIII. Cette porte donne sur une nouvelle cour, la Cour des Communs ou des Offices. Dans les jardins qu’il restaure et repense, il fait creuser un grand canal pour ouvrir l’horizon vers l’est.

Henri IV lance un large programme de décoration intérieure pour les appartements royaux et les nouvelles pièces qu’il bâtit à Fontainebleau. Il crée de nouvelles galeries comme la Galerie de Diane ou la Galerie des Cerfs qui mène à une toute nouvelle volière et qui ferme l’actuel jardin de Diane, alors jardin privé des Rois et Reines de France. Dans « l’aile de la Belle Cheminée », il aménage un salon de réception avec au centre une « belle cheminée » sculptée. Il crée également la salle du jeu de paume.

Pour ces travaux de décoration, Henri IV fait appel à des artistes français et flamands comme Toussaint Dubreuil, Martin Fréminet et Ambroise Dubois dit Bosschaert, dont il va être le mécène, à l’image de François 1er avec le Rosso ou le Primatice. On parle alors de « Seconde Ecole de Fontainebleau » (1594-1617) car par son travail à Fontainebleau, cette nouvelle génération de peintres va influencer de nombreux artistes en France et en Europe.

Le 27 septembre 1601 naît à Fontainebleau le futur Louis XIII, fils d’Henri IV et de Marie de Médicis, sa seconde épouse. Il sera baptisé dans le Cour Ovale du château. Louis XIII devient roi à 8 ans après l’assassinat de son père par Ravaillac le 14 mai 1610 rue de la Ferronnerie à Paris (une rue qui existe toujours près du Forum des Halles). Il finira la décoration de la Chapelle de la Trinité et reconstruira l’escalier en fer à cheval de la Cour d’Honneur (ou Cour du Cheval Blanc). A la naissance de son fils en 1638, Louis XIII fait redécorer la Chapelle Saint-Saturnin avec des décors de dauphins en hommage à son successeur, le futur Roi Louis XIV.

Louis XIV, justement, est le Roi qui résida le plus à Fontainebleau où il aimait chasser. Mais au-delà de la chasse, c’est à Fontainebleau que le Roi Soleil se forme à la gestion du pouvoir. Il s’y entoure de sa cour, mais aussi de ceux qui feront la valeur artistique de son règne : le peintre Charles Le Brun, le compositeur Jean-Baptiste Lulli, Molière, l’architecte Louis Le Vau, ou encore le futur jardinier de Versailles André Le Nôtre qui fait ses premiers pas à Fontainebleau en y créant notamment le Grand Parterre. Une fois la cour installée à Versailles en 1682, Louis XIV instaure les « voyages à Fontainebleau » chaque automne pour la chasse.

Point Anecdote! Saviez-vous que le Château de Fontainebleau avait été le théâtre d’un assassinat? En exil, la reine Christine de Suède rencontre Louis XIV lors de son passage en France. Le Roi n’est pas très flatteur à son sujet, puisqu’il compare son apparence disgracieuse à Fontainebleau dont « les bâtiments sont beaux et grands mais n’ont point de symétrie » (rapport de Madame de Motteville). Sympathique non ? En 1657, la Reine est logée au château. Tandis que la cour n’y est pas encore arrivée, elle va commanditer le crime de son favori et grand écuyer qu’elle soupçonne de trahison : le marquis Monaldeschi. L’assassinat a lieu dans la Galerie des Cerfs le 10 novembre 1657, plongeant cette résidence royale dans une mare de sang. Louis XIV est furieux, vous le comprendrez bien. On raconte cependant que la tâche de sang est toujours visible. Je ne l’ai pas vue pour ma part, mais qui sait si elle n’apparait pas à ceux qui veulent bien y croire?

Revenons à l’histoire de Fontainebleau. Louis XIV intervient peu sur le château, si ce n’est en créant des appartements pour Madame de Maintenon, sa dernière favorite puis dernière épouse, ou en transformant la galerie des bains et certains appartements pour loger la cour. Dans les jardins, outre le Grand Parterre de Le Nôtre, il fait construire en 1662 le pavillon de plaisance qui se trouve sur l’étang des carpes.

Point Anecdote ! A propos de l’étang des carpes, on raconte que certaines d’entre elles seraient plusieurs fois centenaires. Marie de Médicis racontait en avoir vu qui avaient plus de 700 ans ! On dit même que certaines, offertes par le duc de Lorraine à Henri IV en 1608, sont encore vivantes et qu’elles portent toujours l’anneau en or qui aurait alors été fixé sur elles. Soyez donc vigilants !

C’est à Fontainebleau, le 18 octobre 1685, que Louis XIV révoquera l’Édit de Nantes signé par Henri IV en 1598. Il met alors fin à la liberté de culte pour les Protestants en France. C’est enfin toujours à Fontainebleau que Louis XIV décide en novembre 1700 d’accepter que son petit-fils le duc d’Anjou devienne Roi d’Espagne. Pour information, c’est aujourd’hui encore l’ancêtre de l’actuelle famille royale espagnole.

A la mort de Louis XIV le 1er septembre 1715, Louis XV, son arrière-petit-fils, lui succède à l’âge de 5 ans. Après une période de Régence, il devient Roi de France. A Fontainebleau, ce nouveau souverain va beaucoup intervenir sur le château. Il y viendra également à l’automne pour la chasse, inaugurant des périodes de fêtes et de créations musicales et théâtrales.

D’ailleurs, dès 1724, Louis XV va faire bâtir un théâtre au 1er étage de l’aile de la Belle Cheminée. Puis le 5 septembre 1725, c’est dans la Chapelle de la Trinité que le Roi épouse la future Reine Marie Lesczinska qui lui donnera pas moins de 10 enfants en 10 ans ! Pour l’anecdote, après le 10ème enfant, elle se refusera au Roi, fatiguée de sa vie de femme et de mère qu’elle résume par : « Toujours coucher, toujours grosse, toujours accoucher ».

Point anecdote ! En parlant de la reine, voici deux anecdotes la concernant.

  • Le jour de son mariage tout d’abord on dit que la robe, les ornements et les parures de la future Reine était si lourds qu’elle manqua de s’évanouir sous leur poids !

  • Ensuite, savez-vous qu’elle donnera à Louis XV pas moins de 10 enfants en 10 ans ! D’ailleurs, après le 10ème enfant, elle se refusera au Roi, qui se tournera alors vers ses maîtresses dont la Marquise de Pompadour et la célèbre dernière favorite la Comtesse du Barry.

  • Fatiguée de sa vie de femme et de mère, Marie Lesczinsca résume son règne ainsi : «Toujours coucher, toujours grosse, toujours accoucher».

Puisque nous sommes dans l’anecdote, en voici une dernière sur ce début de règne de Louis XV à Fontainebleau: en 1725, le Roi Louis XV reçoit des hôtes on ne peut plus exotiques pour l’époque : il accueille en effet cinq Indiens d’Amérique ! Ces derniers se sont dit enchantés de découvrir, je cite, « la cabane du grand chef des Français ». Une jolie et vaste cabane tout de même !

Louis XV a un « Grand Projet » pour ce château qu’il affectionne particulièrement afin d’harmoniser son architecture et de lui donner le style classique du moment. Il ne va pas tout réaliser, mais il va apporter de grandes transformations au palais grâce au talent de son architecte Ange-Jacques Gabriel. Je ne vais pas tout détailler ici, mais on peut noter l’élévation du Gros Pavillon carré inspiré par l’architecture de Versailles dans la Cour de la Fontaine en 1750. Il va également détruire l’aile de la Galerie d’Ulysse créée par le Primatice qui donne sur la Cour d’Honneur. Il va en reconstruire une nouvelle à cet emplacement avec notamment des appartements. C’est dans cette aile sud, dite aile de Louis XV, que l’on débute la visite aujourd’hui.

Louis XV va aussi doubler l’aile de la Galerie François 1er pour y créer des petits appartements intérieurs où il pourra mener une vie plus intime hors des contraintes de l’étiquette qui s’imposent dans les Grands Appartements d’Apparat.

Après Louis XV, et jusqu’à la Révolution, Louis XVI et Marie-Antoinette font de Fontainebleau un refuge moins guindé que Versailles. Ils aménagent, agrandissent et modernisent les petits appartements pour gagner en intimité. Salles de bain, bibliothèques, ou encore boudoirs sont installés -dont le très beau boudoir Turc qui est offert à la Reine pour ses 22 ans en 1777.

Point anecdote ! Pourquoi dit-on « boudoir » ? Le boudoir est une pièce qui permettait de se mettre à l’écart, soit en ancien français de… « bouder ». Marie-Antoinette peut ainsi « bouder » le protocole dans ses pièces privées. Elle peut y agir simplement, en toute intimité avec ses proches et ses amis, sans avoir à jouer le jeu de la cour.

Le dernier voyage à Fontainebleau du couple royal se fera du 9 octobre au 16 novembre 1786. Louis XVI et Marie-Antoinette ne revinrent jamais à Fontainebleau. La Reine ne put y découvrir son nouveau lit d’apparat livré en 1787.

Pendant la Révolution, le château accueille des écoles, ce qui lui permet de ne pas être détruit.

C’est ensuite à partir de 1803 que Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul de France, décidera de lui redonner toutes ses lettres de noblesses.

Napoléon Bonaparte décide de commencer les travaux de rénovation en 1804 afin de pouvoir accueillir le Pape Pie VII qui venait en France pour le sacrer Empereur des Français (le sacre eu lieu à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804). Il crée alors les Appartements du Pape que l’on peut visiter aujourd’hui encore librement. Il remeuble le château, le rénove et l’embellit pour en faire une de ses résidences principales de campagne.

Il réaménage les appartements publics, avec notamment la transformation de la chambre du Roi en salle du trône (la seule salle du trône encore en l’état d’époque en France), et les appartements privés pour lui et l’impératrice Joséphine.


Dans la chambre d’apparat de Joséphine on réinstalle le lit inutilisé de Marie-Antoinette. Napoléon fait également transformer les jardins de Diane et des Pins en jardins à l’anglaise, et fait abattre l’aile de Ferrare, à l’est de la Cour du Cheval Blanc, afin d’y installer la grille que l’on connaît désormais. A partir de là, l’entrée principale du château se fait donc par cette grille d’Honneur et par l’escalier en fer à cheval.

Au final, il apporte peu de grandes transformations architecturales. L’idée pour lui est de garder l’aspect historique du palais. Un palais dans lequel ont évolué tous les souverains de France, parmi lesquels il s’inclut.

Point anecdote ! Napoléon est marié à Joséphine depuis 1796. Il décide de divorcer en 1809. En effet, ils ne réussissent pas à avoir d’enfants ensemble. Joséphine, déjà mère d’un premier mariage, lui fait entendre que le problème vient de lui. Mais lorsqu’il met enceinte une de ses maitresse, Napoléon comprend qu’il a été berné. Il restera amoureux de sa Joséphine, mais il choisit de la quitte pour essayer de s’assurer une descendance. Du 26 octobre au 14 novembre 1809, à Fontainebleau, il fait murer le passage entre son petit appartement du rez-de-chaussée et celui de Joséphine. Il lui annonce alors son intention de divorcer. Elle quittera Fontainebleau et continuera de profiter de son château de Malmaison, au frais de l’Empereur. Il épousera l’Impératrice Marie-Louise, petite-nièce de Marie-Antoinette, en 1810 et c’est dans la salle du trône de Fontainebleau qu’il annoncera la grossesse de sa femme.


Point Histoire : la fin du 1er Empire à Fontainebleau

En 1814, l’Europe se ligue contre la France napoléonienne. Les puissances européennes envahissent le pays. Et si Napoléon tient tête aux coalisés, il plie finalement face au nombre. Le 30 mars 1814, Paris capitule. Napoléon se réfugie alors à Fontainebleau le lendemain. Le 2 avril 1814, le Sénat vote sa déchéance. Le 4 avril, reclus dans son appartement de Fontainebleau, Napoléon est contraint d’abdiquer en faveur de son fils, le roi de Rome. Le 6 avril, l’Empereur abdique une seconde fois, renonçant définitivement au trône pour lui et sa famille. Dans la nuit du 12 au 13 avril, ayant tout perdu, il tente de s’empoisonner dans sa chambre de Fontainebleau, mais le poison, qui avait dû s’éventer, ne fait pas son effet. Napoléon est contraint de quitter la France pour un exil sur l’Ile d’Elbe au large des côtes italiennes. Le 20 avril 1814, il met en scène ses adieux. Il convoque sa garde et, après une longue et mémorable descente de l’escalier en fer à cheval, Napoléon prononce un discours poignant devant ses soldats dans la Cour d’Honneur qui devient alors pour l’Histoire « la Cour des Adieux ». Par la suite, s’échappant d’exil, Napoléon remonte du Sud de la France sur Paris entre le 1er et le 20 mars 1815. Il s’arrête à Fontainebleau le 20 mars 1815 de 10h à 14h avant de regagner Paris. C’est la dernière fois qu’il revoit le château. Il régnera de nouveau jusqu’au 22 juin 1815 avant d’abdiquer une nouvelle fois après la défaite contre les Anglais à Waterloo. On appelle cette période du retour de Napoléon 1er celle des « Cent Jours ». Il finira sa vie en exil forcé sur l’île de Sainte-Hélène où il mourra le 5 mai 1821.

Après le 1er Empire, c’est le retour à la Monarchie avec la Restauration. A partir de 1815 et jusqu’à 1830, les frères de Louis XVI vont régner. C’est le retour sur le trône de la dynastie des Bourbon. Les rois Louis XVIII et Charles X vont redonner à Fontainebleau son rôle de résidence de chasse pour la cour, et l’aménagement reste plus ou moins le même que sous Napoléon 1er. Ils apportent quand même quelques changements décoratifs avec notamment la finalisation de la rénovation de la grande Galerie de Diane. Si Louis XVIII et Charles X n’ont pas changé grand-chose au château, c'est qu'ils vont le trouver en bon état après le départ de l'Empereur. Cependant, pour montrer qu’ils détestent Napoléon, ils s’amuseront à dire à qui veut l’entendre que si le château de Fontainebleau était en si bon état, c’est qu’il « avait eu un bon concierge ». Le concierge, ici, c’est bien sûr Napoléon. Ils auront aussi plaisir à exhiber le guéridon sur lequel l’Empereur a signé son abdication.

Après la Révolution de Juillet 1830, Louis-Philippe d’Orléans, cousin des Bourbons régnant jusqu’alors, monte sur le trône. C’est la Monarchie dite de juillet.

Louis-Philippe 1er décide de restaurer entièrement le Château en réhabilitant son histoire et les souverains qui s’y sont succédé, tout en y ajoutant la modernité et le confort nécessaire en ce milieu du 19e siècle (on y trouve ainsi des toilettes et des lampes à huile). C’est cette version du château que nous voyons aujourd’hui. Il redécore la salle des gardes, crée une salle d’apparat, la salle des colonnes, sous la Galerie de bal, dans un style néo-classique. Il édifie aussi une Galerie dite des Assiettes réalisée en lambris néo-renaissance qui abrite une collection d’assiettes représentant les différentes périodes de l’Histoire de Fontainebleau. Il restaure toutes les fresques Renaissance, dans la salle de bal d’Henri II comme dans la Galerie François 1er.

Louis-Philippe 1er aime l’Histoire et veut le montrer à travers la restauration du Château de Fontainebleau. C’est du reste ce qu’il a fait à Versailles avec la Galerie des Batailles qui montre les grandes victoires de l’Histoire de France à travers une séries de grandes peintures.

Une grande partie de ces transformations furent aussi menées à bien pour accueillir le mariage du fils aîné du roi, le duc d’Orléans, avec la princesse Hélène de Mecklembourg, le 30 mai 1837.

En février 1848, après une 3ème Révolution, la Monarchie de Juillet s’effondre. Le Roi des Français abdique et la IIe République est proclamée, élisant comme Président Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er.

Très bientôt, celui qu’on nomme le « Prince Président », fomente un coup d’état le 2 décembre 1851, et proclame le Second Empire en 1852. Louis-Napoléon devient l’Empereur Napoléon III. Il lui faut une épouse, et en 1853 c’est la belle andalouse Eugénie de Montijo qui devient l’Impératrice Eugénie. Tous deux régneront jusqu’en septembre 1870, date de la chute du Second Empire.

Le couple impérial aime Fontainebleau. Napoléon III connaît d’ailleurs déjà le Château. Le 4 novembre 1810, à l'âge de 2 ans, il a été baptisé sur les genoux de son oncle Napoléon 1er dans la chapelle de la Trinité. Napoléon III et Eugénie veulent que Fontainebleau redevienne un palais impérial fastueux. Comme toutes les résidences impériales, Fontainebleau doit affirmer l’éclat du Second Empire.


Après le passage de Louis-Philippe 1er, le château avait déjà été meublé et modernisé. Le couple impérial continue sur cette lancée et remeuble les appartements suivant son goût, en gardant le confort du 19e siècle. Il vont aussi restaurer et même restituer des ensembles historiques dans leurs états d’origine comme la Galerie des Cerfs et ses fresques représentant les châteaux royaux de France, par exemple.

Napoléon et Eugénie créent également de nombreux appartements pour leurs invités ainsi que des appartements privés dans l’aile Louis XV ou au rez-de-chaussée du Gros Pavillon : grand salon, fumoir, cabinet de travail de l’Empereur, salon des laques de l’Impératrice, ou encore son musée chinois doté d’œuvres provenant du sac du palais d’Été de Pékin par les troupes franco-britanniques, en 1860… Ils construisent enfin un théâtre impérial dans l’aile Louis XV entre 1854 et 1857 dans un style très Louis XVI, dans les tons jaune et or.

Contrairement à leurs prédécesseurs, Napoléon III et Eugénie passent les mois d’été à Fontainebleau, tandis que l’automne et la chasse se dérouleront au Palais de Compiègne.

Comme au Palais de Compiègne, le couple impérial va organiser des « Séries » à Fontainebleau auxquelles toute l’élite française et internationale rêve d’être conviée.

Point anecdote : Qu’entend-on par « Séries »?

Chaque été, le couple impérial s’installe avec sa suite au Palais de Fontainebleau pendant 3 à 6 semaines. Pendant ce séjour annuel, à l’image des « Séries de Compiègne » organisées en automne, Napoléon III et Eugénie invitent des personnalités triées sur le volet et qui sont conviées par « séries » hebdomadaires au Château de Fontainebleau. Les groupes d’invités sont ainsi renouvelés chaque semaine. L’idée ? Rassembler l’intelligentsia de la société française et les grands du monde d’alors dans une atmosphère conviviale, libérée des contraintes habituelles de l’étiquette impériale. L’élite du Second Empire attend avec impatience cette saison des « Séries de Fontainebleau », comme celle des « Séries de Compiègne », avec toujours cette question : « en serai-je ou non ? ». Les invités sont artistes, penseurs, scientifiques, aristocrates, industriels, princes ou souverains étrangers. Le couple impérial y reçoit entre autres personnalités : les Rothschild, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas fils, les frères Pereire, Théophile Gautier, Prosper Mérimée, Gustave Doré, Eugène Delacroix, Giuseppe Verdi, le Baron Haussmann, Viollet-le-Duc, Charles Garnier, Louis Pasteur, Cuvier, Claude Bernard… mais aussi Guillaume 1er de Prusse, Louis II de Bavière, l’Empereur d’Autriche François-Joseph. Chaque semaine, un train est affrété spécialement depuis Paris Gare de Lyon pour conduire une centaine de convives, ainsi que leur suite, jusqu’à Fontainebleau où ils sont logés dans des appartements aménagés spécialement. Si les Séries d’été et d’automne se ressemblent, celles de Fontainebleau sont beaucoup plus détendues et le protocole y est allégé. Eugénie, qui aime le sport et la randonnée, emmène régulièrement ses invités en escapades dans la forêt et sur les célèbres rochers de Fontainebleau. Les invités ont aussi la possibilité de profiter de l’étang des carpes ou de se reposer dans le Pavillon de Plaisance qui s’y trouve. L’Impératrice Eugénie a d’ailleurs une gondole vénitienne sur cet étang. Elle aime y naviguer des heures en bonne compagnie. Les Séries de Fontainebleau sont enfin l’occasion de bals et de fêtes mémorables.

En 1870, suite à la défaite de la France contre la Prusse de Bismarck, la chute du Second empire est précipitée et le 4 septembre 1870 la IIIe République est ainsi proclamée à Paris par un groupe de républicains mené par Gambetta.

Le Château de Fontainebleau est fermé. Il en sera rouvert qu’en 1927 où il devient musée national.

Point anecdote ! L’Impératrice eugénie, qui mourra le 11 juillet 1920, y reviendra deux fois. Elle est alors en exile en Angleterre. Elle retrouve Fontainebleau une première fois le 25 octobre 1881, après avoir demandé au gouvernement français si elle pouvait traverser la France pour se rendre de Milan, où elle était en visite, jusqu’en Angleterre sans contourner le pays qu’elle a gouverné mais qui lui refusait l’accès jusqu’alors. Ce fut accepté et elle put redécouvrir les lieux de son règne comme Compiègne, Fontainebleau et les ruines de Saint-Cloud et des Tuileries. Mais la visite la plus émouvante est certainement la dernière qu’elle a pu faire, le 10 juillet 1914. A 88 ans, celle qui fut Impératrice des Français retourne dans ce Château pour la deuxième fois, 44 ans après la chute du Second Empire. Elle y retrouve les pièces où elle a vécu des moments de faste, des instants familiaux et amicaux. La seule pièce qu’elle ne visitera pas est l’ex-chambre de son fils décédé en 1879. En sortant du Palais, les habitants ayant eu vent de cette visite, l’attendent et la saluent avec beaucoup d’’affection, de respect et d’admiration.

Ainsi se termine la présentation du Château de Fontainebleau. Une présentation assez longue, à l’image de la richesse de l’histoire de ce lieu incontournable de l’Histoire de France.

Maintenant que vous connaissez mieux l’histoire du Château, j’espère que vous aurez envie de le découvrir aussi par vous-même prochainement.

Je vous invite à suivre ma dernière visite dans mes prochains podcasts et articles dédiés.

En attendant, rendez-vous sur mon compte Instagram et ma page Facebook «Les Carnets d’Igor» pour retrouver toutes les actualités et photos de mes visites.

Informations pratiques

Le Château de Fontainebleau est très accessible en voiture comme en train, notamment depuis Paris. La Gare de Fontainebleau-Avon se trouve à environ 45 minutes de Paris Gare de Lyon. Une fois arrivé, il vous suffit de prendre le bus qui mène tout droit au Château en 10 minutes.

Pour retrouver l’histoire du château mais aussi toutes les informations pratiques concernant les visites guidées ou non proposées à Fontainebleau, rendez-vous sur le site officiel très bien fait.

Je vous invite aussi à lire le livre « La Dernière visite » d’Etienne Chilot (éditions Le Charmoiset) sur la dernière visite d’Eugénie à Fontainebleau le 10 juillet 1914. C’est un très beau et touchant témoignage.