LE PAVILLON ROYAL DE LA MUETTE : UN RELAIS DE CHASSE AU CŒUR DE LA FORÊT DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE
- Igor Robinet-Slansky
- il y a 17 heures
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Situé en forêt de Saint-Germain-en-Laye, le Pavillon royal de La Muette est l’un des rares pavillons de chasse royaux encore conservés en Île-de-France.
Il y a des lieux dont on a entendu le nom sans vraiment savoir les situer. La Muette fait partie de ceux-là. Quand on prononce ce mot, on pense au quartier parisien ou au château du bois de Boulogne. Mais au fond de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, à une trentaine de minutes de Paris, se cache un autre joyau de notre patrimoine: le Pavillon royal de La Muette, ancien pavillon de chasse de Louis XV, aujourd’hui restauré et ouvert à la visite lors de visites guidées organisées par l’office de tourisme.
J’ai pu l’explorer grâce à la Société des Amis de Versailles, qui proposait une visite guidée de ce que l’on surnomme parfois le « Petit Trianon de Saint-Germain». On y découvre un pavillon de chasse du 18ᵉ siècle construit par Ange-Jacques Gabriel, le grand architecte de Louis XV, au milieu des allées forestières où résonnaient autrefois les cors et les aboiements de meutes.
Mais au fait, qu’est-ce qu’une «muette»? Le terme vient d’une ancienne forme du mot «meute»: il désignait autrefois les pavillons servant de rendez-vous de chasse, parfois de véritables petits châteaux, comme La Muette du bois de Boulogne ou celle de la forêt de Saint-Germain. Ici, le nom a fini par désigner à la fois le carrefour forestier, le pavillon et même un pan de l’histoire locale.
Aujourd’hui, le Pavillon royal de La Muette est à la fois un monument historique restauré, un lieu d’événementiel (mariages, séminaires, tournages) et un site patrimonial ouvert ponctuellement aux visiteurs lors de visites guidées d’1h30 proposées par l’office de tourisme de Saint-Germain Boucles de Seine.
Autour du bâtiment, en ce moment, un parcours de 50 photographies grand format retrace en plein air les grandes étapes du « sauvetage » du pavillon, de son abandon aux travaux menés entre 2019 et 2024. Installés sur les grilles qui entourent le monument, ces panneaux sont en libre accès, gratuitement, et resteront visibles jusqu’à fin 2026 : une façon très concrète de montrer les coulisses d’un chantier de restauration et le travail des artisans qui ont redonné vie au lieu.
C’est donc à la fois un morceau d’histoire royale, un manifeste de restauration contemporaine et une belle échappée en pleine forêt que l’on vient découvrir ici.
LE PAVILLON DE LA MUETTE : UNE HISTOIRE DE CHASSES ROYALES, D’ABANDON ET DE RENAISSANCE
Si la construction de l’actuel pavillon royal de la Muette date du 18e siècle, l’histoire des lieux remonte à la Renaissance.
AUX ORIGINES: LE RELAIS DE FRANÇOIS IER
Bien avant Louis XV, le site de La Muette était déjà un rendez-vous de chasse royal. Au 16ᵉ siècle, François Ier fait construire ici, par l’architecte Pierre Chambiges, un château servant de relais de chasse, à quelques kilomètres seulement du château royal de Saint-Germain-en-Laye, alors l’un des centres de la vie politique, bien longtemps avant l’essor de Versailles.
L’édifice, mêlant briques et pierres, comprenait plusieurs niveaux, un corps central pour les pièces de réception, des tours d’angle abritant de petits appartements, une chapelle et un escalier monumental. De ce premier château, tombé peu à peu en ruine sous Louis XIV, il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges intégrés dans le sous-sol du pavillon actuel : des souterrains, des couloirs et un puits près de l’entrée.
LOUIS XV ET LA NAISSANCE DU PAVILLON ROYAL DE LA MUETTE
Au 18ᵉ siècle, tout change avec Louis XV. Grand chasseur, très attaché à Saint-Germain, il agrandit la forêt domaniale en achetant la plaine d’Achères en 1751. Il souhaite un nouveau relais de chasse adapté à l’extension de ses terres: en 1767, il charge son premier architecte, Ange-Jacques Gabriel, de bâtir un pavillon à l’emplacement de l’ancien château ruiné, au carrefour dit «de la Meute» – qui donnera son nom au bâtiment.
Le Pavillon royal de La Muette doit répondre à des besoins très précis: on y chasse en hiver, de décembre à février, quand la lumière décroît tôt. Le roi doit donc pouvoir y passer la nuit. On y prévoit des chambres, des salons confortables, mais aussi de vastes cuisines en sous-sol pour assurer les repas du souverain et de sa suite. La chasse, sous l’Ancien Régime, n’est pas un simple loisir: c’est une activité de représentation du pouvoir, réservée aux élites et organisée de manière très codifiée.
Le chantier est suivi par Nicolas Galant, architecte chargé d’exécuter les plans de Gabriel. Sa correspondance permet de suivre l’avancement, ralenti par les difficultés financières de la couronne et par la réticence des ouvriers à travailler dans un site isolé, loin de tout. Malgré ces obstacles, Louis XV vient visiter son pavillon en construction en janvier 1768 et se déclare «très satisfait».
Le pavillon est achevé en 1775, un an après la mort de Louis XV. Le grand salon octogonal, dit «à l’italienne», qui fait aujourd’hui encore la renommée du lieu, n’aura donc jamais été vu terminé par son commanditaire.
LOUIS XVI, LA CHASSE ET CHATEAUBRIAND
Louis XVI, petit-fils de Louis XV, hérite de cette passion pour la vénerie. Dans ses journaux, il mentionne régulièrement ses séjours de chasse à La Muette. Il explique qu’il commence son cycle de chasse du nouvel an à Saint-Germain-en-Laye, lorsque les mauvaises conditions hivernales rendent les environs de Versailles impraticables. Le sol sablonneux de la forêt de Saint-Germain permet en effet de chasser quand d’autres terrains sont gelés ou détrempés.
C’est au cours d’une chasse en février 1787 que le jeune François-René de Chateaubriand découvre le Pavillon de La Muette. Dans les Mémoires d’outre-tombe, il évoque ce pavillon dressé au bout d’une percée forestière comme un symbole des plaisirs mystérieux de la monarchie. Le texte, souvent cité, dit bien combien ces pavillons dispersés dans les forêts royales incarnaient un imaginaire de pouvoir et d’isolement, loin de l’étiquette de Versailles.
La Révolution française met brusquement fin à cette vie de chasses royales. Mais le pavillon échappe à la destruction qui frappe nombre de symboles monarchiques: La Muette survit, même si son rôle s’efface.
NAPOLÉON IER : LA CHASSE COMME OUTIL DIPLOMATIQUE
Après la Révolution, on aurait pu croire que ce vestige de l’Ancien Régime resterait à l’abandon. Pourtant Napoléon Ier va redonner à La Muette une fonction politique. Soucieux de s’inscrire dans la continuité des monarchies européennes, l’Empereur comprend vite que la chasse n’est pas qu’un loisir aristocratique, mais un outil de représentation et de diplomatie. Il réorganise l’administration des chasses et confie la charge de Grand Veneur au maréchal Berthier.
Napoléon vient chasser à La Muette dès le Consulat et s’intéresse de près au bâtiment: une lettre précise qu’il demande le remplacement de 38 dalles, «et pas une de plus», dans le salon du Débotté du Roi, première salle d’entrée où Louis XV retirait ses bottes. Deux lettres, écrites depuis Vienne en 1809 et aux abords de Moscou en 1812, montrent qu’il suit encore ce pavillon de près, malgré les campagnes militaires.
Après sa séparation d’avec Joséphine, à qui il laisse la Malmaison, Napoléon souhaite disposer d’une chambre à La Muette. Il fait déplacer le gardien qui occupait le premier étage et fait construire pour lui la maison forestière voisine. La pièce de l’Empereur, avec sa petite cheminée et l’alcôve de son lit de camp, sera plus tard reconstituée dans l’esprit d’une tente de campagne, avec tissus rayés et panoramiques évoquant la campagne d’Italie.
NAPOLÉON III, LA REINE VICTORIA ET LA VIE MONDAINE DU SECOND EMPIRE
Au 19ᵉ siècle, sous Napoléon III (règne 1852-1870), La Muette retrouve une place centrale dans la sociabilité de cour. Les grandes chasses impériales redeviennent des moments importants, où l’on honore souverains étrangers, dignitaires et personnalités du monde économique. La presse se fait l’écho de ces journées de chasse à La Muette.
En 1855, l’empereur scelle l’Entente cordiale avec le Royaume-Uni. La reine Victoria vient en France ; c’est la première visite officielle d’un souverain britannique depuis le 16ᵉ siècle. Parmi les moments forts du séjour figure une chasse à courre à La Muette. La reine, très marquée par cette journée, rapporte en Angleterre des croquis du pavillon réalisés sur place, aujourd’hui conservés au palais de Buckingham. Une aquarelle de Bellangé montre aussi la souveraine assistant à la curée sur les marches du pavillon.
LE 20ᵉ SIÈCLE & L’ABANDON
Au 20ᵉ siècle, la vie à La Muette se banalise. Le pavillon sert de résidence de week-end pour quelques présidents de la IIIᵉ République. Son architecture inspire même un pavillon de chasse reconstitué pour l’Exposition universelle de Vienne en 1911.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment est occupé par l’armée allemande et échappe de peu aux bombardements alliés visant les lignes ferroviaires voisines. Dans le jardin subsiste encore l’emplacement en béton d’un canon antiaérien allemand.
Après la guerre, le pavillon change encore de rôle: dans les années 1950-1970, il accueille un studio-école de l’OCORA, organisme lié à l’ORTF chargé de former les cadres des radios des territoires coloniaux. Puis, à partir des années 1980, il se retrouve sans usage, livré aux infiltrations d’eau et aux champignons, malgré son classement au titre des monuments historiques depuis 1921. Attribué à l’Office national des forêts en 1984, il ne bénéficie pas des moyens nécessaires pour être entretenu.
En 2014, un premier particulier l’acquiert et entame des travaux limités de déblaiement et de sécurisation. Ils ne suffisent pas à enrayer la dégradation d’un bâtiment alors gravement menacé.
2019-2024 : SAUVER UN CHEF-D’ŒUVRE EN PÉRIL
La vraie renaissance commence à l’été 2019, quand deux mécènes passionnés, Benoît d’Halluin et Emmanuel Basse, reprennent le pavillon. Ils lancent, avec le cabinet Perrot & Richard, architectes du patrimoine, un vaste programme de restauration : maison forestière, façades, toitures, menuiseries, décors intérieurs… Tout est repris, dans le respect de l’esprit du 18ᵉ siècle et des savoir-faire traditionnels.
Le chantier, mené avec des tailleurs de pierre, charpentiers, staffeurs, ébénistes et de nombreux artisans spécialisés, redonne progressivement au pavillon son allure de pavillon de chasse royal. C’est ce travail patient que raconte l’exposition photographique en plein air installée autour du bâtiment : cinquante tirages grand format montrent les étapes du sauvetage, des années d’abandon jusqu’à la restitution des salons, des cuisines voûtées et de la chambre de Napoléon.
En mai 2024, après cinq années de travaux, La Muette rouvre ses portes : d’abord comme lieu d’événementiel, mais aussi, régulièrement, à l’occasion de visites guidées proposées par l’office de tourisme et lors de temps forts comme les Journées européennes du patrimoine.
LE « PETIT TRIANON DE SAINT-GERMAIN » : ARCHITECTURE ET DÉCORS
Après son histoire, je vous propose d’en savoir plus sur l’architecture du pavillon royal de La Muette.
UN PAVILLON SIGNÉ ANGE-JACQUES GABRIEL
Le pavillon que l’on voit aujourd’hui a été conçu par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du roi Louis XV, à qui l’on doit aussi le Petit Trianon de Versailles, la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), l’École militaire ou encore la place de la Bourse à Bordeaux.
La Muette est implantée exactement à l’emplacement de l’ancien château de François Ier, au carrefour de la Meute : un nœud d’allées en étoile qui permettait d’observer la chasse dans plusieurs directions. Les anciennes fondations ont été en partie réutilisées pour construire le nouveau pavillon.
UN PETIT TRIANON EN PLEINE FORÊT
Gabriel reprend à La Muette les proportions et l’esthétique du Petit Trianon : une façade d’environ 23 mètres, cinq portes-fenêtres ouvrant sur le jardin, surmontées de cinq fenêtres carrées. La sobriété de l’architecture, la régularité des baies et la pierre claire donnent une élégance très 18ᵉ siècle à ce volume simple posé au milieu de la prairie.
De l’extérieur, le bâtiment n’est pas chargé de sculptures : la beauté vient des lignes, des chaînes d’angle, des encadrements et des hautes fenêtres cintrées sur fond rectangulaire, caractéristiques du style de Gabriel. Cette discipline classique contraste avec la luxuriance de la forêt qui l’entoure.
UN PLAN PENSÉ POUR LA CHASSE
Le rez-de-chaussée est légèrement surélevé par rapport aux terrasses. On y entre par le Salon du Débotté du Roi, vaste vestibule où l’on retirait bottes et manteaux au retour de la chasse. D’ailleurs, ce type de salon a donné une expression toujours usitée aujourd’hui : « être invité au débotté ». Plus d’information dans mon article sur cette origine et sur le « débotté du roi » ici.
Plus loin, le Salon des Officiers accueillait l’entourage du souverain ; le grand salon octogonal, au nord, ouvert sur la perspective des allées, servait de pièce de réception principale. Un escalier dessert l’étage, où se trouvent les chambres et les petits appartements.
Sous le pavillon, de grandes cuisines voûtées et un réchauffoir (sorte d’office destiné à tenir les plats au chaud) occupent tout le sous-sol, avec des voûtes de pierre très travaillées, dont la stéréotomie – l’art de découper et assembler les pierres et matériaux- rappelle celle du Petit Trianon.
BOISERIES, MARBRES ET SAVOIR-FAIRE
À l’intérieur, l’atmosphère est celle d’une élégante maison de campagne royale. Les boiseries ont été réalisées par les menuisiers Jean-Antoine Guesnon et Christophe Clicot, qui avaient travaillé quelques années plus tôt au Petit Trianon. Elles structurent les grands salons de panneaux rythmés, surmontés de moulures fines.
Dans la salle des Officiers, une spectaculaire cheminée en marbre rouge du Languedoc, d’époque Louis XIV, a été remontée ici après avoir été prélevée dans les réserves de Versailles, peut-être au Grand Trianon où des cheminées avaient été déposées au milieu du 18ᵉ siècle.
Les sols, les menuiseries, les escaliers, tout a été patiemment restauré ou restitué à partir des sources disponibles, de la correspondance d’époque et des relevés réalisés avant les travaux. En parcourant les pièces aujourd’hui, on a vraiment l’impression d’entrer dans un pavillon de chasse du 18ᵉ siècle remis en état pour accueillir le roi… ou ses visiteurs du 21ᵉ siècle.
MA VISITE DU PAVILLON DE LA MUETTE
Après ce point architecture, il est temps d’explorer le Pavillon de La Muette en détail.
ARRIVER À LA MUETTE : LA SURPRISE AU DETOUR DES ALLÉES
La visite commence par une promenade en forêt - 45 minutes à pieds de la gare de Maisons-Laffitte, ou 10 minutes en voiture. En suivant la route forestière des Pavillons, on avance entre les arbres, avec parfois l’impression de marcher dans une simple forêt domaniale. Et puis, soudain, la clairière s’ouvre : au milieu de la prairie se dresse le pavillon, ses façades blondes se détachant sur le vert sombre des arbres. De là, on prend le temps d’admirer la façade dessinée par Ange-Jacques Gabriel.
LE SALON DU DEBOTTÉ DU ROI ET LES SALONS DU REZ-DE-CHAUSSÉE
La visite commence par le Salon du Débotté du Roi. C’est un grand vestibule clair, pavé à l’ancienne, où l’on imagine très bien les chasseurs revenir, entourés de valets. C’est ici que Napoléon, deux siècles plus tard, se préoccupera du changement de quelques dalles très précisément comptées.
On traverse ensuite les salons du rez-de-chaussée jusqu’au Salon des Officiers, habillé de boiseries, avec sa grande cheminée de marbre rouge. La restauration met en valeur les volumes sans les surcharger : les murs clairs, le parquet, la cheminée… tout laisse respirer l’architecture de Gabriel.
Le clou de ce niveau est bien sûr le grand salon octogonal. Ce volume central, très haut de plafond, s’ouvre sur le paysage grâce à de grandes baies. On comprend alors la logique du carrefour en étoile: depuis les fenêtres, le regard file dans les allées forestières où passait la chasse. Aujourd’hui, ce salon est utilisé pour des réceptions, des concerts ou des dîners, mais il conserve cette dimension théâtrale héritée des chasses royales – pour ma part, j’u ai été initié aux danses du 18e siècle, en compagnie des comtes d’Artois et de Provence, et de la Princesse de Lamballe.
LES CUISINES VOÛTÉES ET LE RÉCHAUFFOIR
Nous descendons ensuite vers les cuisines. Le contraste est frappant : après les salons lumineux, on se retrouve dans un univers minéral, avec de grandes voûtes de pierre, des travées rythmées et un jeu de courbes qui rappelle les sous-sols du Petit Trianon. Ici se trouvaient les fourneaux, les plans de travail, tout ce qu’il fallait pour nourrir le roi, sa suite et les invités après la chasse.
Le réchauffoir, cette pièce où l’on maintenait les plats en température avant le service, est l’un des espaces les plus étonnants. On y perçoit toute l’ingéniosité d’une architecture utilitaire pensée pour un protocole précis: celui des repas royaux, transposé en pleine forêt. Ici, le système de rôtisserie automatique est exceptionnel : sa mécanique avec poids, contre-poids, poulies et rouages, encore fonctionnelle, est l’une des rares encore visibles aujourd’hui.
À L’ÉTAGE : CHAMBRES ROYALES ET SOUVENIRS IMPÉRIAUX
Au premier étage, la visite se concentre sur les chambres. L’une d’elles a été réaménagée pour évoquer la chambre de Napoléon Ier, telle qu’elle était à l’époque où l’Empereur venait chasser à La Muette avec sa seconde épouse, l’impératrice Marie-Louise. Les tissus rayés, les lambrequins et les panoramiques inspirés de la campagne d’Italie restituent l’ambiance d’une tente de campagne installée dans un pavillon de pierre.
La seconde pièce que l’on découvre est la chambre de Marie-Louise, intime et chaleureuse avec son lit, sa coiffeuse et sa cheminée. Lors de ma visite, des actrices incarnant l’impératrice et l’une de ses dames, nous rappelaient la richesse de la garde-robe impériale, et le rôle de la mode à l’époque comme accessoire du pouvoir. Une belle leçon d’élégance et de savoir-faire !
Les autres chambres historiques, que l’on ne visite pas, ont été restaurées pour accueillir aujourd’hui des hôtes lors d’événements privés. La Muette n’est plus une résidence royale, mais elle reste un lieu de séjour: huit chambres permettent désormais de loger sur place, prolongeant l’usage d’origine du pavillon comme maison de chasse.
MON AVIS
Il est rare d’avoir encore l’occasion d’être surpris par de nouveaux lieux à explorer autour de Paris. Le Pavillon royal de La Muette est de ces monuments qui réserve une réelle belle surprise. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas : rejoignez-le à pied, à la belle saison, ou en voiture, et participez à une visite guidée à travers un bout d’Histoire.
Quoi qu’il en soit, on quitte La Muette avec l’impression d’avoir visité à la fois une «annexe» de Versailles perdue en forêt, un témoin de la diplomatie impériale et un chantier exemplaire de restauration du patrimoine.
INFOS PRATIQUES
Quoi ? Le Pavillon royal de La Muette, ancien pavillon de chasse royal du 18ᵉ siècle.
Où ? Route forestière des Pavillons, 78100 Saint-Germain-en-Laye
Le pavillon se trouve en pleine forêt: la gare la plus proche est Maisons-Laffite (Ligne L ou RER A). Elle est relativement éloignée, mieux vaut préparer son itinéraire à l’avance (à pied, à vélo ou en voiture).
Visites ? Le pavillon se visite uniquement dans le cadre de visites guidées organisées par l’Office de tourisme Saint-Germain Boucles de Seine (durée 1h30, sur réservation).
Les visites sont payante : plein tarif, 19 € pour un adulte, 14 € pour les enfants de 8 à 12 ans.
Formules pour les groupes. (Réservations ici, sur le site de l’Office de Tourisme Saint Germain Boucles de Seine)
Attention : en cas de privatisation pour un événement, les visites peuvent être suspendues.
Exposition photo en plein air : Le sauvetage du Pavillon de La Muette en 50 photos - 50 panneaux grand format installés sur les grilles extérieures, en accès libre et gratuit, visibles depuis la fin octobre 2025 jusqu’à fin 2026.
Pour préparer la visite :
Site officiel du Pavillon royal de La Muette : informations historiques, photos de la restauration, actualités et événements - pavillondelamuette.com
Site de l’Office de tourisme Saint-Germain Boucles de Seine : calendrier des visites guidées et réservation en ligne - Saint Germain Boucles de Seine
SOURCE
Visite guidée du Pavillon de La Muette
Site du Pavillon de La Muette





























































































































































