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EXPLOREZ LA SPENCER HOUSE, UNE DEMEURE ARISTOCRATIQUE RICHE D’HISTOIRE AU CŒUR DE LONDRES

 

Spencer House
the Painted room

Lors de mon séjour à Londres, j’ai visité la Spencer House, une demeure aristocratique du 18ᵉ siècle située à St James’s Place, à quelques pas de Green Park, de St James’s Park et de Buckingham Palace. Un emplacement exceptionnel, au cœur du Londres politique et royal, pour une maison qui l’est tout autant par son histoire.

 

Construite entre 1756 et 1766, la Spencer House fut conçue comme la résidence londonienne de la famille Spencer, l’une des plus grandes familles de la noblesse britannique. Toujours propriété de cette famille aujourd’hui, la maison est célèbre par son lien avec Diana Spencer, princesse de Galles, sans que cette notoriété récente ne doive occulter une histoire bien plus ancienne et profondément ancrée dans l’aristocratie anglaise.



La Spencer House est un lieu rare à Londres. Contrairement à de nombreuses demeures aristocratiques revendues, détruites, transformées ou demeurées strictement privées, elle est accessible au public, mais uniquement en visite guidée et sur réservation, ce qui confère à la découverte un caractère privilégié. Les lieux accueillent également des événements privés et des réceptions, perpétuant ainsi la vocation originelle de cette demeure de représentation.

 

LA SPENCER HOUSE : UNE MAISON ARISTOCRATIQUE ENTRE POUVOIR, ÉLÉGANCE ET MÉMOIRE FAMILIALE

 

Avant de commencer la visite, il faut revenir sur l’histoire de la famille qui fit bâtir la Spencer House et sur le contexte social, économique et culturel dans lequel cette demeure prend forme.

 

LA FAMILLE SPENCER, DES ORIGINES TERRIENNES À L’ÉLITE DU ROYAUME

 

Les Spencer appartiennent à ce cercle restreint de familles aristocratiques anglaises dont l’ascension s’étend sur plusieurs siècles. Originaires du Warwickshire, puis solidement implantés dans le Northamptonshire, ils tirent d’abord leur fortune de l’élevage de moutons et du commerce de la laine, activité essentielle de l’économie anglaise à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne.

 

Dès les 15e et 16e siècles, les ancêtres des Spencer s’enrichissent grâce à l’élevage ovin et à la production lainière, une richesse qu’ils réinvestissent progressivement dans l’achat de terres et la constitution de grands domaines. Cette stratégie foncière leur permet de s’imposer progressivement dans les sphères politiques, culturelles et sociales du royaume.

 

Aux 17ᵉ et 18ᵉ siècles, les Spencer occupent des fonctions majeures, siègent au Parlement, fréquentent la cour et constituent d’importantes collections d’art. Leur statut se consolide avec l’obtention du titre de comte Spencer, créé en 1765, l’un des plus prestigieux de la pairie britannique.

 


La Spencer House s’inscrit pleinement dans cette trajectoire : elle n’est pas une résidence familiale ordinaire, mais l’expression architecturale et sociale d’une famille arrivée au sommet de l’aristocratie britannique.

 

LA CONSTRUCTION DE LA SPENCER HOUSE AU 18ᵉ SIÈCLE

 

La naissance de la Spencer House s’inscrit dans un moment clé de l’histoire architecturale britannique, marqué par un goût renouvelé pour l’Antiquité et les modèles classiques.

 

LA SPENCER HOUSE : UN PROJET AMBITIEUX POUR JOHN SPENCER

 

Le projet est lancé par John Spencer (1734–1783), futur premier comte Spencer, peu après son mariage avec Georgiana Poyntz (1737–1814). Le choix de St James’s Place, face à Green Park, est stratégique : le quartier est alors l’un des plus prestigieux de Londres, au plus près de la cour et du pouvoir.

 


Les travaux débutent en 1756 et s’achèvent en 1766, soit dix années de chantier, reflet de l’ambition du projet et des ajustements successifs opérés en cours de construction.

 

DEUX ARCHITECTES POUR UNE MAISON D’EXCEPTION

 

La conception de la Spencer House repose sur l’intervention de deux architectes, aux rôles distincts mais complémentaires, ce qui explique la richesse et la subtilité de l’ensemble – mais aussi les délais allongés de construction.

 

John Vardy (1718-1765), ancien collaborateur du célèbre architecte William Kent (1685-1748), est chargé de l’architecture générale. Il conçoit une demeure d’inspiration palladienne, fondée sur l’équilibre, la symétrie et des proportions rigoureusement maîtrisées.



Le palladianisme, très en vogue dans l’Angleterre du 18ᵉ siècle, s’inspire de l’architecture de l’Antiquité romaine redécouverte à la Renaissance par l’architecte italien Andrea Palladio. Dans sa version britannique, ce style privilégie des façades sobres, une organisation rationnelle des espaces et une élégance mesurée, perçue comme l’expression idéale du goût aristocratique et du pouvoir éclairé.

 

James Stuart (1713-1788), dit James « Athenian » Stuart – James Stuart l’Athénien -, figure majeure du renouveau néoclassique anglais, intervient principalement sur les décors intérieurs. Grand connaisseur de l’architecture grecque antique, il apporte à la Spencer House une inspiration plus directement hellénisante, notamment dans le traitement des ornements et des motifs.



Le chantier évolue ainsi au fil des années, les partis décoratifs s’affinent, et cette succession d’interventions explique à la fois la durée des travaux et la grande richesse stylistique de la demeure.

 

UNE DEMEURE DE REPRÉSENTATION ET DE SOCIABILITÉ

 

Dès son achèvement, la Spencer House est pensée comme une maison de réception. Les salons d’apparat, organisés en enfilade à l’étage noble (le premier étage), sont destinés à accueillir dîners, bals, concerts et grandes assemblées mondaines.

 


La maison devient rapidement l’un des hauts lieux de la vie sociale aristocratique londonienne, un espace où se croisent élites politiques, intellectuelles et culturelles.

 

LE 20ᵉ SIÈCLE : DÉPART DE LA FAMILLE ET DISPERSION DU MOBILIER

 

Le 20ᵉ siècle marque une rupture profonde dans l’histoire de la Spencer House, comme pour de nombreuses demeures aristocratiques londoniennes.

 

UNE RUPTURE PROGRESSIVE

 

Au fil du siècle, la famille Spencer cesse progressivement d’occuper sa Spencer House comme résidence. Comme beaucoup d’aristocrates britanniques, souvent contraints de quitter leurs propriétés londoniennes trop chères d’entretien, mais sans aller jusqu’à vendre leur maison londonienne - choix qui sauvera le bâtiment - les Spencer se recentrent sur Althorp, leur demeure ancestrale dans le Northamptonshire, plus adaptée à la vie familiale.

 


Le mobilier historique de la Spencer House est alors en grande partie retiré et transféré à Althorp. La maison est divisée, adaptée à des usages administratifs, et subit des transformations qui altèrent son unité originelle. La Seconde Guerre mondiale aggrave encore cette situation, causant des dommages supplémentaires – une bombe explose juste à côté.

 

LA GRANDE RESTAURATION DE LA FIN DU 20ᵉ SIÈCLE

 

À partir des années 1980, un vaste programme de restauration est engagé afin de sauver la Spencer House et de lui redonner son apparence du 18ᵉ siècle.

 

Les ajouts tardifs sont supprimés, les volumes d’origine restitués et les décors recréés à partir d’archives, de descriptions anciennes et de recherches approfondies. La restauration privilégie une approche fidèle et documentée, sans pastiche.

 

Le mobilier présenté aujourd’hui est composé de pièces anciennes provenant de collections aristocratiques, choisies pour leur cohérence avec l’esprit du 18ᵉ siècle, sans prétendre reconstituer exactement l’ameublement d’origine, à l’exception de certaines pièces attestées comme ayant appartenu aux Spencer.



C’est après cette restauration que Diana, princesse de Galles, viendra visiter la Spencer House, renouant ainsi symboliquement avec l’histoire de sa famille, sans y avoir jamais vécu.

 

LA VISITE DE LA SPENCER HOUSE AUJOURD’HUI

 

La visite guidée permet de découvrir la Spencer House de manière progressive, du rez-de-chaussée aux grands salons d’apparat.

 

LE REZ-DE-CHAUSSÉE – L’ACCUEIL DANS LA MAISON

 

Au rez-de-chaussée, les espaces d’accueil et de transition, plus sobres, conduisent aux premiers salons de réceptions. Le premier étage, l’étage noble, est composé de pièces richement décorées destinées aux événements mondains des Spencer, mais aussi de pièces plus privées.

 

LE HALL D’ENTRÉE ET LA MORNING ROOM

 

Le hall d’entrée, où l’on est accueilli, organise la circulation et affirme d’emblée le caractère aristocratique de la maison, sans ostentation excessive.



Nous sommes alors invités à patienter dans la Morning Room – Chambre du matin : une salle « d’attente » pour les visiteurs d’hier… et d’aujourd’hui ! On remarque ici les poignées de porte aux chiffres des Spencer.

 

L’ANTICHAMBRE – ANTE ROOM

 

Notre guide nous conduit ensuite dans l’Ante Room, soit l’Antichambre. Cette pièce servait aussi de petite salle à manger à la famille Spencer.

 


On admire ici l’alcôve et sa demi-coupole inspirée du temple de Vénus à Rome. On remarque également le mobilier, comme les chaises originaires d’Althorp, ou ce miroir rococo du 18e, mais aussi les peintures accrochées au mur, les plus anciennes datant du 16e siècle, comme cette magnifique Vierge à l’Enfant de 1530.

 

LA BIBLIOTHÈQUE

 

L’Antichambre s’ouvre sur la bibliothèque, qui servait aussi de Drawing Room (salon de compagnie). Le mobilier reprend le style Régence anglaise de la fin du 18e siècle. La cheminée, elle, est la reproduction de celle d’origine, démontée puis installée à Althorp en 1941.

 


Les ouvrages ne sont pas les originaux, mais on peut observer de nombreuses gravures au mur, et des objets insolites comme cette paire de nœuds d’épée en soie : ils étaient accrochés à l’épée des Lords lors des grandes occasions. Ceux présentés ici appartenaient à Louisa Poyntz, sœur de Georgiana, épouse de Johne Spencer - et donc première Lady Spencer.


LA STATE DINING ROOM

 

La State Dining Room (la salle à Manger de réception), comme l’ensemble des State Rooms (espaces de représentation) est l’une des pièces majeures de la Spencer House, conçue pour accueillir les grands repas formels et affirmer le rang social de la famille Spencer. Au 18ᵉ siècle, le dîner est un moment essentiel de la vie aristocratique, à la fois rituel social, démonstration de richesse et scène de représentation. La salle est donc pensée pour impressionner, autant par ses proportions que par la richesse de son décor.

 


L’aménagement et la décoration de la State Dining Room sont étroitement liés à l’intervention de James Stuart, grand défenseur du renouveau de l’architecture grecque en Angleterre. La pièce se distingue par un décor d’inspiration antique très affirmé, notamment à travers l’usage de colonnes en scagliola, matériau imitant le marbre, et un vocabulaire décoratif directement inspiré de l’Antiquité. La cheminée monumentale, les proportions parfaitement équilibrées et la rigueur de l’ordonnancement architectural traduisent cette volonté de donner à la salle une dimension presque solennelle.

 

Au fil du temps, comme d’autres pièces de la Spencer House, la State Dining Room connaît des changements d’usage, mais sa fonction originelle reste lisible. Lors de la restauration menée à la fin du 20ᵉ siècle, la pièce a retrouvé son esprit du 18ᵉ siècle, permettant aujourd’hui au visiteur de comprendre comment les repas participaient pleinement à la mise en scène du pouvoir aristocratique.

 

Plus qu’une simple salle à manger, la State Dining Room apparaît ainsi comme un véritable décor de théâtre social, où se jouait une part essentielle de la vie mondaine des Spencer.

 

UNE DRÔLE DE SCULPTURE

 

Parmi les œuvres les plus surprenantes de la State Dining Room, une sculpture en marbre attire immédiatement l’attention par son étrangeté - et, il faut bien l’avouer, par son manque de grâce. Réalisée vers 1796 par le sculpteur italien Giovanni Pierantoni, dit Sposino, elle représente William Pitt le Jeune sous les traits de l’enfant Hercule étranglant deux serpents.

 


Premier ministre du Royaume-Uni à seulement 24 ans, figure majeure de la vie politique britannique de la fin du 18ᵉ siècle, Pitt est ici glorifié de manière pour le moins singulière. Derrière cette scène mythologique se cache en réalité une satire politique mordante : les serpents incarnent ses rivaux, Charles James Fox et Lord North, évincés lors de la chute du gouvernement de coalition Fox–North en 1783. Commandée à Rome par le quatrième comte de Bristol, l’œuvre transpose en marbre une caricature contemporaine, au point que plusieurs artistes britanniques auraient refusé d’en exécuter le modèle. Aujourd’hui encore, cette sculpture dérange autant qu’elle intrigue, rappelant combien l’art, à Spencer House, pouvait aussi être un outil de provocation politique.

 

LA PALM ROOM – SALON DES PALMIERS

 

La Palm Room, ou salon des Palmiers, est l’une des pièces les plus singulières – et les plus fascinantes – du rez-de-chaussée, à la fois par son décor et par sa fonction. Conçue comme un salon plus intime, elle servait de lieu de transition entre les grandes salles de réception et les espaces dédiés à une sociabilité plus restreinte, propice à la conversation.



La pièce doit son nom à son décor peint, dominé par des palmiers stylisés et des motifs végétaux exotiques, très en vogue dans la seconde moitié du 18ᵉ siècle. Ce goût pour l’évocation de paysages lointains s’inscrit dans une fascination plus large pour l’Antiquité, l’Orient et les mondes alors perçus comme exotiques, traduisant à la fois curiosité intellectuelle et raffinement décoratif. Restaurée avec soin à la fin du 20ᵉ siècle, la Palm Room conserve aujourd’hui cette atmosphère élégante et légèrement dépaysante, offrant un contrepoint plus délicat aux grands décors solennels des salles voisines.

 

LE PREMIER ÉTAGE : MONDANITÉS ET VIE PRIVÉE

 

Suivant le maître de maison – notre guide ici – nous rejoignons la cage d’escalier pour gagner le premier étage.

 

L’ESCALIER

 

La cage d’escalier (Staircase Hall) de la Spencer House ne se contente pas d’assurer une simple fonction de circulation: elle constitue un véritable espace de mise en scène, pensé pour accompagner la montée vers les salons d’apparat de l’étage noble. Dans les grandes demeures aristocratiques du 18ᵉ siècle, l’escalier est un lieu clé, où l’architecture prépare progressivement le visiteur au faste des pièces de réception.

 


À la Spencer House, le Staircase Hall se distingue par l’élégance de ses proportions et par son décor sobre mais maîtrisé, en accord avec l’esthétique palladienne de la maison. Les murs sont ornés de peintures et de reliefs inspirés de l’Antiquité, renforçant cette impression de solennité classique. Restaurée avec soin, la cage d’escalier conserve aujourd’hui son rôle originel: celui d’un passage symbolique, où l’on quitte les espaces d’accueil pour pénétrer dans le cœur de la vie mondaine aristocratique.

 

LA MUSIC ROOM - LE SALON DE MUSIQUE

 

La Music Room ou salon de musique de la Spencer House est conçue comme un espace dédié à aux divertissements raffinés, essentiels à la vie mondaine aristocratique du 18ᵉ siècle. Concerts privés, récitals et performances musicales y accompagnaient les réceptions, participant pleinement à la mise en scène du goût et de la culture des hôtes.

 


La pièce se distingue par son décor élégant et harmonieux, pensé pour allier esthétique et acoustique. Les proportions équilibrées, les décors néoclassiques et la palette chromatique mesurée traduisent l’influence du goût antique alors en vogue, tout en créant une atmosphère plus intime que celle des grands salons d’apparat.

 

Restaurée avec soin, la Music Room présente une collection de peintures, mais aussi de gravures romaines du 19e siècle. Au centre, la table du 18e siècle est agrémentée d’assise dont le décor textile semble tout droit sorti de nos salons contemporains : et pourtant, cet imprimé à carreaux est déjà à la mode à la fin du 18e.

 

LADY SPENCER’S ROOM - LE SALON DE LADY SPENCER

 

La Lady Spencer’s Room – le salon de la maîtresse de maison - est l’un des espaces les plus intimes de l’étage noble de la Spencer House. Conçue comme un salon réservé à l’usage de Lady Spencer, elle illustre la distinction très marquée, au 18ᵉ siècle, entre les grands espaces de représentation et les pièces dédiées à une sociabilité plus privée, souvent féminine.



Plus chaleureuse et plus délicate que les grandes salles de réception, la pièce se caractérise par un décor raffiné, aux proportions plus modestes, propice à la conversation, à la lecture ou à la réception d’un cercle choisi. La Lady Spencer’s Room rappelle ainsi le rôle essentiel joué par les femmes de l’aristocratie dans la vie sociale et culturelle de la maison, tout en offrant un contrepoint plus intime et personnel au faste des State Rooms du reste de la demeure.

 

THE GREAT ROOM – LE GRAND SALON

 

Véritable pièce maîtresse de la Spencer House, la Great Room incarne à elle seule l’ambition sociale et architecturale de la famille Spencer au 18ᵉ siècle. Située au cœur de l’étage noble, elle est conçue comme le principal salon de réception, destiné aux bals, aux grandes assemblées et aux événements mondains les plus prestigieux. Par ses dimensions spectaculaires et son abondante lumière naturelle, elle impose d’emblée un sentiment de grandeur et de solennité.

 


Son décor, d’inspiration néoclassique, reflète le goût aristocratique pour l’Antiquité et l’harmonie des proportions. Les murs sont rythmés par un ordonnancement rigoureux, ponctué de pilastres et de riches ornements, tandis que les cheminées monumentales et les miroirs participent à la mise en scène de l’espace. On peut aussi voir sculpté, au plafond, l’emblème des Spencer : un griffon ailé. Restaurée avec une grande fidélité, la Great Room permet aujourd’hui de comprendre comment l’architecture et le décor étaient mis au service de la représentation sociale, faisant de ce grand salon un véritable théâtre de la vie mondaine londonienne.

 

LA PAINTED ROOM – LE SALON PEINT

 

La Painted Room est l’une des pièces les plus raffinées et les plus emblématiques de la Spencer House. Plus intime que la Great Room voisine, elle était destinée à une sociabilité choisie, faite de conversations, de musique ou de petits rassemblements, dans un cadre à la fois élégant et sophistiqué.

 

La pièce doit son nom à son remarquable décor peint, restauré avec une grande précision, qui s’inspire directement de l’Antiquité. Commencée en 1759, elle ne sera achevée qu’en 1765. En partie détrite pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle sera restaurée une première fois en 1956, puis dans les années 1980.



Frises, motifs architecturaux et compositions illusionnistes structurent les murs, créant un décor savant où peinture et architecture dialoguent étroitement. Ce goût pour les décors peints, très en vogue dans l’Angleterre du 18ᵉ siècle, traduit l’intérêt des élites pour l’art classique et pour les découvertes archéologiques contemporaines. Le mobilier est en grande partie d’origine, créé par James Syuart.

 

Aujourd’hui encore, la Painted Room séduit par l’équilibre entre richesse décorative et retenue, offrant l’un des plus beaux exemples de l’esthétique néoclassique. Elle clôt la visite de la Spencer House avec panache.

 

MON AVIS – UNE VISITE RARE ET PRÉCIEUSE À LONDRES

 

J’ai beaucoup aimé la visite de la Spencer House qui se distingue des sites touristiques habituels. Elle offre une occasion rare d’explorer une véritable demeure aristocratique londonienne, superbement restaurée et intelligemment présentée.

 

C’est aussi une manière de toucher, de loin, l’histoire de l’une des familles les plus célèbres du Royaume-Uni, et de comprendre ce qui se cache derrière un nom devenu mythique au 20ᵉ siècle avec Diana, princesse de Galles.

 

Si vous avez le temps lorsque vous visitez Londres, explorez la Spencer House. Vous serez conquis, j’en suis certain (attention, pas sûr que des visites en français existent).

 

INFORMATIONS PRATIQUES

  • Quoi ? La Spencer House

  • Où ?: Spencer House, 27 St James’s Place, Londres

  • Accès ? Métro Green Park ou St James’s Park

  • Quand ? Accessible uniquement en visite guidée, sur réservation

 

Plus d’informations sur le site de la Spencer House.

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